eccelogo
Le Collège de Bernardins (Paris) accueillait hier soir un débat sur « Les marques, anges et démons du 21ème siècle ». Débat et promotion de Ecce Logo, l’ouvrage tout juste publié des co-fondateurs de W&Cie - Denis Gancel (le juriste) et Gilles Déleris (le DA).

Etaient présents : Jacques Séguéla,  un très animé Dominique Wolton, mais aussi Caroline Guillaumin directrice de la communication de la Société Générale.

Où s'arrête le mélange des disciplines, jusqu’où va le rôle attribué aux marques comme leur sphère d’influence, quel rapport avec la construction identitaire, le porte-drapeau moral et la création de valeur, etc. En d’autres termes : est-on passé du monde des systèmes sémiotiques différenciés, à la grande simplification du « tout branding » ; du monde des idéologies au « brandism » ?

Parce qu’elles agissent au sein d’un réseau informationnel à échelle planétaire, qu’elles ont les outils pour, et une audience en demande, les marques ont désormais pour but de motiver des réseaux de sociabilité et d’appartenance sans frontières et pluriels dans lesquels chacun, avide d’individualisme et de choix pléthorique, peut se reconnaître ou trouver sa place. Les marques se font à la fois creuset identitaire, outil participatif, œuvre civique et citoyenne.

Si les marques ont dépassé leur domaine d’action, n’y-a-t-il pas justement des éléments de leur définition et de leur relation à ce citoyen consommateur à reprendre ; ou faut-il « remettre les choses à leur place » sans quoi le péril d’une « perte de repère et d’un déséquilibre psychique grave » nous guette (D.Wolton) ?

Food for thoughts.

Plus d’information et peut-être une vidéo à venir sur  le site du Collège des Bernardins .